Accueil Date de création : 11/04/08 / Dernière mise à jour : 15/08/08 18:22 / 20 articles publiés

Gaston et les droits de l'homme (B.Ds) posté le vendredi 15 août 2008 18:24

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Il y a déjà quelques années de cela, Franquin a fait cette planche pour Amnesty international. Le style sombre et percutant tranchait beaucoup avec le reste de son travail sur Gaston. Cela préfigurait les fameuses "idées noires", de splendides noir et blanc percutants et très cyniques.

Je suis retombé là-dessus il y a peu en relisant les derniers albums de Franquin. Je me suis dit que cela valait la peine de le rappeler par les temps qui courent.Je me suis permis de la mettre en vidéo et en musique (Time de Pink Floyd)

Il y a malheureusement encore beaucoup de pays qui ne respectent pas les droits de l'homme (certains d'ailleurs organisent de grandes compétitions sportives internationales, vous voyez de qui je parle....)

N'oublions pas: il y a encore de nombreux hommes et femmes dans le monde qui ne peuvent penser, écrire ou parler librement

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En chaque éboueur, un héros sommeille (Films) posté le lundi 11 août 2008 13:47

Blog de stardust : Stardust, En chaque éboueur, un héros sommeille

Bon comme tout le monde sur le net, je cède à la folie Wall E. Mais avant tout j'ai une anecdote à vous raconter (si si cela va être intéressant vous allez voir).

alors voilà, je devais aller le voir mercredi dernier. Le matin j'avais lu l'article de l'excellent volkor sur son blog et cela m'avait encore plus donné envie d'aller voir le film

Je vais donc à la séance du soir d’un pas enjoué quand je vois deux camionnettes des pompiers et une grande échelle aller dans la même direction que moi. Je me dit (amusé) : « Le cinéma ne serait pas en feu par hasard ? »………………………..

 

Ca a pas loupé c’était pour le cinéma. Evacuation des salles, annulation des séances. Hop la soirée Wall E à l’eau. Fort heureusement, ce n’était rien de grave. Il y a un chantier sur le toit du cinéma et un ouvrier avait oublié d’éteindre son chalumeau. Les pompiers ont préféré faire évacuer le cinéma pour ne fassions pas la une du journal de 20H de TF1.

 

Sinon, j’ai réussit à le voir vendredi dernier. Verdict : un nouveau prodige des studios pixar. Chacun de leur film offre une prouesse technologique supplémentaire par rapport au précédent. Dans « les indestructibles » c’était le rendu incroyable  des cheveux, dans « Cars », cette scène hallucinante où ils ont recréé le grand canyon, dans « Ratatouille » Paris illuminé (même si ils en donnent une vision beaucoup plus « romantique » que la réalité).

 

L’exploit dans Wall E c’est d’avoir intégré des films sur des téléviseurs virtuels. On apprend dans le début du film que Wall E est passionné de Musicals et qu’il se passe en boucle un morceau du « hello Dolly » de Gene Kelly. Je ne sais toujours pas si c’est le vrai film intégré dans la 3D où si ils l’ont copiée mais c’est très fort. Et je ne vous parle pas du décor apocalyptique de la Terre vidée de ses habitants, splendide et effrayant !

L’autre prouesse c’est le son du film dû au génial Ben Burtt (le bruiteur des Starwars). Il arrive à rendre plus vivant encore cette création de pixels.

 

Quand à l’histoire, comme toujours avec Pixar on a droit un film doux-amer. Je ne sais pas si vous vous en êtes fait la remarque mais je ne pense pas que le public prioritaire de ces films soit les enfants. Dans Toy Story 1 et 2, on avait en toile de font la peur de mourir et de devenir inutile. « Les indestructibles » était truffé de clins d’œils à James Bond et aux comics et prônait tout comme « Ratatouille » un droit à la différence. Dans Cars, on avait une bonne interrogation sur le prix du succès.

Dans Wall E, ces thèmes sont encore présents. Wall E est un robot éboueur (le dernier sur Terre ?) chargé de nettoyer la terre tandis que les hommes sont partis attendre dans un luxueux vaisseau spatial totalement automatisé aux confins du système solaire. Wall E a pour seul compagnon un cafard et il poursuit inlassablement sa tache. Jusqu’au jour où un robot sonde arrive sur Terre, Eve.

Leurs débuts sont difficiles mais Wall E finit par aller largement au-delà de sa programmation, il tombe amoureux d’elle. Au départ, elle le repousse et ne lui trouve aucun intérêt. Wall E est très touchant par sa ténacité et ses efforts. Quand elle partira, il a suit jusqu’au vaisseau mère (très belle scène où le vaisseau fonce à travers un amas de vieux satellites et où on croisse un spoutnik !).

Wall E finira par devenir un héros et par ramener avec Eve les hommes vers la Terre.

 

Wall E est encore une belle démonstration des studio Pixar qui s’interroge intelligemment sur la société de consommation, les problèmes d’environnement et qui, une fois encore après Ratatouille, met en lumière les plus humbles. Comment un amas de circuits peut-il tomber amoureux ? Mais après tout ces films, ne sont qu’un amas de Pixels. Comment peuvent-ils nous plaire à ce point ?

 

La morale : Il y a en chaque éboueur un héros qui sommeille ! (Et quand les pompiers vont dans la même direction que vous c’est qu’il y a peut être le feu là où vous aller !)

 

Wall E, Animation, Andrew Stanton, 2008, 1H43

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Casino (Films) posté le mercredi 06 août 2008 17:42

Blog de stardust : Stardust, Casino

 "La femme est l'ennemi de tous les paradis Humains, Thomas Mann

Voilà une citation qui convient parfaitement à Casino de MArtin Scorcese

Las Vegas est le paradis sur Terre pour Sam 'Ace' Rothstein (Robert De Niro) Bookmaker prodige qui à la demande de la mafia va s’occuper du casino « Tangiers » à Las Vegas. Bien vite son ami d’enfance, Nicholas 'Nicky' Santoro (Joe Pesci, une brute épaisse que quasiment rien ne peut arrêter) est affecté lui aussi à Las Vegas pour la protection de Sam.

En effet, et Scorcese nous démonte la chose avec génie, le Tangiers est une formidable machine à fric de la mafia de Kansas City financé au départ par l’argent du syndicat des camionneurs.

Cependant, Nicki prend bien vite la grosse tête et il ne rêve que d’un chose, prendre le pouvoir. Il met la ville en coupe réglée et plus le film avance, plus l’étau de surveillance du FBI se resserre autour de lui. Ce qui donne droit à des scènes très drôles comme celle durant laquelle des agents du FBI qui l’ont surveillé toute l’après-midi jouer au golf sont obligés de faire un atterrissage en catastrophe sur le green car ils n’ont plus d’essence !

Néanmoins à eux deux mais surtout grâce à Sam, le casino est une affaire florissante jusqu’au moment où il rencontre Ginger (Sharon Stone qui voit là probablement son meilleur rôle). C’est une pute de luxe qui ratisse les gros joueurs et Sam en tombe terriblement amoureux. Bien vite ils se marient et ont une fille. Sam met toute sa confiance en elle et il dépose une grosse somme d’argent qu’elle seule peut retirer en cas de coups durs. Mais, as des statistiques et des paris, il fait un mauvais calcul avec elle. Elle ne l’aime pas et lui signifie clairement dès le début de leur relation. Il prend note et lui propose un accord qu’elle ne tiendra pas car elle voit encore son amant, Lester Diamond (James Woods), un demi sel qui vit à ses crochets.

Leur relation se détériore plus encore lorsque Sam fait passé à tabac Lester que Ginger est venu entretenir une fois de plus. Et là je dois dire que longtemps je n’avais pas compris pourquoi Sam n’avait pas été plus fin. Moi, j’aurais fait abattre discrètement ce demi-sel et Ginger aurait eu le doute mais pas de certitude. Et puis quand je l’ai revu récemment, j’ai compris. Si il l’avait fait un autre aurait finit par prendre sa place. Il était perdu à partir du moment où il a fait sa connaissance.

Ginger finit par haïr Sam et trouve d’abord de l’aide auprès de Nikki puis finit par coucher avec lui. La scène est prête pour le drame final. Les patrons n’aiment guère ce genre de relation extra-conjugale et resserrent un peu l’étau et le piège autour de Nikki.

Ils finissent par tous tomber à cause d’une faute stupide d’un des maillons de la chaîne du transport d’argent. Les maffieux sont mis en examen et voient cela d’un très mauvais œil. Ils décident une opération de ménage sur Las Vegas.

Tous finissent par mourir. Ginger, partie avec les deux millions de dollars finit dans un motel minable avec 3000€ et une overdose fatale. Nikki est enterré vivant avec son frère dans un champ près de Las Vegas par ses anciens hommes de mains. Quand à Sam, il échappe de peu à l’explosion de sa voiture. Mais il ne dirigera plus jamais un casino et il doit se contenter de prévoir des paris sportifs très loin de Las Vegas. Une petite mort pour lui.

 

Casino, reste à mon sens l’un des meilleurs films de Scorcese. C’est une formidable fresque et un très bon documentaire sur les dessous des casinos. Il nous démonte toute la combine de la mafia et tout le circuit de l’argent. Scorcese en plus se permet quelques très beaux  plans comme le reflet de la voiture de Nikki filant dans le désert sur les lunettes de Soleil de Sam qui l’attend. Les acteurs voient aussi là leur meilleure utilisation, Robert de Niro toujours habillé en veste, chemise et cravate assortie est magistral. Sharon Stone, joue à merveille et Joe Pesci campe cette espèce de brute avec une maestria et un génie insoupçonnable jusqu’alors.

Mais casino est avant tout une parabole sur le paradis perdu. Sam et Nikki sont au paradis des combinards, Las Vegas, a une époque où elle restait à conquérir, mais ils perdent tout et s’entre-déchire pour l’amour d’une femme. Casino est un film majeur.

 

Casino, Martin Scorcese, 1995, 2H58

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Les prédateurs (Films) posté le mardi 29 juillet 2008 12:11

Blog de stardust : Stardust, Les prédateurs

Miriam, une déesse de 6000 ans, tire sa beauté et sa longévité du corps et de l'âme des êtres humains dont elle se repaît au fil des siècles. Sa seule raison de vivre est la recherche de nouveaux partenaires. John, son amant depuis 300 ans, commence en effet a vieillir, et Miriam décide de le remplacer par Sarah, une savante...

 

Les prédateurs est le premier film de Tony Scott, le petit frère de Ridley. Et Je ne l’avais jamais vu car il faut bien l’avouer Tony Scott a plus commis des films qu’il en a réalisé (Jours de Tonnerre, Top Gun, Le flic de Beverly Hills 2 et autre nanars….)

C’est pour cela que ce fut une bonne surprise pour moi lorsque je tombais dessus par hasard.

 

C’est un film remarquable à plus d’un point : c’est l’un des rares de David Bowie, l’un des seuls que Catherine Deneuve a tourné aux Etats Unis et il présente une vision très intéressante du vampirisme.

Les vampires dans ce film peuvent sortir au grand jour, sont des esthètes et ils finissent par vieillir mais ils ne meurent pas. C’est pourquoi Miriam a une collection impressionnante d’anciens amants et de maîtresses qui bien que dans un état plus que cadavérique vivent toujours. (La scène où elle dépose John dans son grenier avec les cercueils des autres est admirable de cruauté et de cynisme.)

Ce qui donne lieu au plus beau moment du film, le vieillissement de scène en scène de David Bowie. C’est un prodige de maquillage et de jeu d’acteur que l’on égala pas beaucoup à l’époque ni maintenant (« Amadeus » ou « le loup-garou de Londres » peut-être).

De plus, ce film, et cela fit grand scandale à l’époque lorsqu’il fut présenté à Cannes, nous montre  peut être pour la première fois au cinéma, une relation lesbienne entre les deux personnages féminins. Catherine Deneuve joue comme un homme et elle séduit Susan Sarandon comme un homme le ferait. C’est un moment du film encore très déstabilisant, il faut bien l’avouer. Et je ne pense que l’on oserait encore faire cela à notre époque de politiquement correct.

Et enfin, le dernier atout de ce film, la photo. Stephen Goldblatt (auteur des photos de Outland ou des « Armes Fatales ») et Tom Mangravite livrent là un chef d’œuvre d’éclairage et de tons gris bleus. Avec leur travail même le décor banal d’une salle d’attente d’hôpital devient étrange et troublant.

Les prédateurs est un film formidablement construit et Tony Scott joue sur toutes les cordes disponibles. Il est fort dommage que par la suite, il n’ait pas montré le même talent, se contentant d’aligner les blockbusters clinquants et tape-à-l’œil.

 

Les prédateurs (the Hunger), Tony Scott, 1983

 

 

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Dimanche Noir (Films) posté le mercredi 09 juillet 2008 19:29

Blog de stardust : Stardust, Dimanche Noir

Avant le 11 septembre et tous les attentats qui ont suivit, « Dimanche noir » de John Frankenheimer comme certains autres thriller catastrophe à la mode dans les années 70 (La tour infernale, Les trois jours du condor…) faisait figure de bonne blague. Le genre d’histoire que l’on se raconte pour se faire peur. Les Américains ne pensaient certainement pas que leur cauchemars pouvaient devenir réels.

 

Voici l’histoire :

Beyrouth, dans une villa isolée, les responsables de l'organisation terroriste «Septembre noir» mettent au point les derniers détails d'une opération de grande envergure, rien moins que le massacre des quatre-vingt mille Américains qui se rendront bientôt à Miami pour assister à la finale du superball.

Un commando israélien mené par le major Kobakov (Robert Shaw) fait irruption et abat tous les occupants de la maison, sauf un : Dahlia Iyad (Marthe Keller). Miraculeusement épargnée, Dahlia Iyad reprend l'organisation de l'attentat, secondée par Michael, un vétéran américain traumatisé par sa captivité au Viêtnam et son pénible divorce (Bruce Dern).

 

Michael est un des pilotes du dirigeable Goodyear qui survole les stades les jours de match. Il met au point une bombe spéciale qu’il va accrocher sous le dirigeable et qui enverra des milliers de fléchettes d’acier dans les spectateurs. Bruce Dern campe avec talent ce personnage profondément blessé mais aussi très cynique, froid et égocentrique.

Ainsi lors de l’essai de la bombe, il fait croire un pauvre gardien d’aérodrome que son installation est une sorte d’appareil photo et il le pousse à prendre la pose !…..Le pauvre homme est litteralement massacré.

Dahlia Iyad découvre avec horreur la nature de ce personnage et l’espèce de bête qu’elle a réveillé. Elle assure au début du film pouvoir le contrôler et se rend très vite compte qu’il est incontrôlable.

Quand au major Kobakov, « la solution finale », surnom donné par ses collègues, c’est un vieux soldat qui ne comprend plus très bien pour quelle cause il se bat. C’est ainsi qu’au début du film il fait la grave erreur d’épargner Dahlia. Il n’aura de cesse, surtout après la mort de son adjoint, de la traquer et de déjouer ses plans.

 

« Dimanche Noir » est le premier film inspiré d’un roman de Thomas Harris, l'auteur du "Sielnce des agneux" ou de "dragon rouge" et bien que très ancré dans son époque, il reste d’actualité. En outre il offre quelques belles scènes comme seul Frankenheimer savait les tourner. Notamment la scène finale du crash du dirigeable ou la longue poursuite d’un des complices d’Ilyad. Au final c’est un très bon thriller au suspense relevé et un peu oublié mais à redécouvrir.

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