Bon
comme tout le monde sur le net, je cède à la folie
Wall E. Mais avant tout j'ai une anecdote à vous raconter
(si si cela va être intéressant vous allez
voir).
alors
voilà, je devais aller le voir mercredi dernier. Le matin
j'avais lu l'article de l'excellent volkor sur son blog et cela
m'avait encore plus donné envie d'aller voir le
film
Je vais
donc à la séance du soir d’un pas enjoué
quand je vois deux camionnettes des pompiers et une grande
échelle aller dans la même direction que moi. Je me
dit (amusé) : « Le cinéma ne serait
pas en feu par
hasard ? »………………………..
Ca a
pas loupé c’était pour le cinéma.
Evacuation des salles, annulation des séances. Hop la
soirée Wall E à l’eau. Fort heureusement, ce
n’était rien de grave. Il y a un chantier sur le toit
du cinéma et un ouvrier avait oublié
d’éteindre son chalumeau. Les pompiers ont
préféré faire évacuer le cinéma
pour ne fassions pas la une du journal de 20H de
TF1.
Sinon,
j’ai réussit à le voir vendredi dernier.
Verdict : un nouveau prodige des studios pixar. Chacun de leur
film offre une prouesse technologique supplémentaire par
rapport au précédent. Dans « les
indestructibles » c’était le rendu
incroyable des
cheveux, dans « Cars », cette
scène hallucinante où ils ont recréé le
grand canyon, dans « Ratatouille »
Paris illuminé (même si ils en donnent une vision
beaucoup plus « romantique » que la
réalité).
L’exploit dans Wall E c’est
d’avoir intégré des films sur des
téléviseurs virtuels. On apprend dans le début
du film que Wall E est passionné de Musicals et qu’il
se passe en boucle un morceau du « hello Dolly » de
Gene Kelly. Je ne sais toujours pas si c’est le vrai film
intégré dans la 3D où si ils l’ont
copiée mais c’est très fort. Et je ne vous
parle pas du décor apocalyptique de la Terre vidée de
ses habitants, splendide et
effrayant !
L’autre prouesse c’est le son du film
dû au génial Ben Burtt (le bruiteur des Starwars). Il
arrive à rendre plus vivant encore cette création de
pixels.
Quand
à l’histoire, comme toujours avec Pixar on a droit un
film doux-amer. Je ne sais pas si vous vous en êtes fait la
remarque mais je ne pense pas que le public prioritaire de ces
films soit les enfants. Dans Toy Story 1 et 2, on avait en toile de
font la peur de mourir et de devenir inutile. « Les
indestructibles » était truffé de
clins d’œils à James Bond et aux comics et
prônait tout comme
« Ratatouille » un droit à la
différence. Dans Cars, on avait une bonne interrogation sur
le prix du succès.
Dans
Wall E, ces thèmes sont encore présents. Wall E est
un robot éboueur (le dernier sur Terre ?) chargé
de nettoyer la terre tandis que les hommes sont partis attendre
dans un luxueux vaisseau spatial totalement automatisé aux
confins du système solaire. Wall E a pour seul compagnon un
cafard et il poursuit inlassablement sa tache. Jusqu’au jour
où un robot sonde arrive sur Terre,
Eve.
Leurs
débuts sont difficiles mais Wall E finit par aller largement
au-delà de sa programmation, il tombe amoureux d’elle.
Au départ, elle le repousse et ne lui trouve aucun
intérêt. Wall E est très touchant par sa
ténacité et ses efforts. Quand elle partira, il a
suit jusqu’au vaisseau mère (très belle
scène où le vaisseau fonce à travers un amas
de vieux satellites et où on croisse un
spoutnik !).
Wall E
finira par devenir un héros et par ramener avec Eve les
hommes vers la Terre.
Wall E
est encore une belle démonstration des studio Pixar qui
s’interroge intelligemment sur la société de
consommation, les problèmes d’environnement et qui,
une fois encore après Ratatouille, met en lumière les
plus humbles. Comment un amas de circuits peut-il tomber
amoureux ? Mais après tout ces films, ne sont
qu’un amas de Pixels. Comment peuvent-ils nous plaire
à ce point ?
La
morale : Il y a en chaque éboueur un héros qui
sommeille ! (Et quand les pompiers vont dans la même
direction que vous c’est qu’il y a peut être le
feu là où vous aller !)
Wall E, Animation, Andrew Stanton, 2008, 1H43